Accueil → 2003/12/29, 08h39

Privation

La lecture de mon livre de bibliothèque de toilette, Influence, The psychology of persuasion, est presque terminée.

Ce livre que j'avais tout d'abord acheté en pensant acquérir plus de connaissances dans le domaine du marketing m'a en fait ramené dans le monde de la psychologie sociale que j'ai un peu étudié juste avant mon baccalauréat en Informatique. De tous les domaines couverts pas la psychologie, la psychologie sociale est celle qui me fascine le plus.

La rareté est le sujet du dernier chapitre. Le point que je retiens de ce chapitre, est que nous sommes plus enclins à désirer une chose si cette chose est rare que si elle ne l'est pas. Ramené au domaine de l'informatique, ce phénomène pourrait fournir une cause de plus à l'explosion du développement informatique d'il y a quelques années. Une rareté des ressources s'est installée tranquillement. Au "peek" de cette rareté, les entreprises se sont mises à embaucher tout ce qui ressemblait à un informaticien, augmentant ainsi les coûts d'opération de façon dramatique.

Autre point intéressant: les réactions à la rareté sont plus fortes lorsqu'il y avait abondance auparavant. Par exemple, une révolution sociale a plus de chances de survenir dans un environnement où les individus risquent de perdre des acquis que dans un environnement où ils sont habitués à la privation. L'intensité des réactions (passées et à venir) des syndiqués en réponse aux actions drastiques récentes du gouvernement Charest peut probablement s'expliquer en partie par cette théorie.